J'ai déjà coulé des littres d'encres, de sangs pour ce thème, ce sentiment, cette douleur. Image d'un avenir impossible à assumer, image d'un futur trop dur à imaginer. Désespoir, comme un vide, l'absence ce cette petite flamme qui nous tient, désespoir, gouffre épuisant, air suffoquant, impossible de résister à la torture. Je me courbe, me tourne et laisse cette goutte d'encre sur cette feuille. Chose invréssemblable qu'est l'écriture, elle rieme avec torture, elle est vérité, celle qui fait mal, mal à penser, à avouer. Mais elle est là, sur cette feuille de papier. Plus que 5 minutes, un constat, j'ai avancé, sans prendre de plaisir à me rappeler, de ce monde passé qui à défaut de me tendre ses mains me tend un moignon... Ainsi soit-il, je n'ai jamais été courageux, je n'ai jamais eu vraiment de caractère, que des sentiments confus, tels des moignons impossible à attraper. Si les doigts me manquaient je pense que jamais je n'aurais penser comme aujourd'hui, comme jamais je n'ai penser hier. Le temps est une chose qu'il faut comprendre. Ne pas le combattre, l'accepter, c'est ce que je fais, ce que j'ai toujours fait : ritournelle de toute une vie