Oublier, sa vie, voir devant, derrière, savoir, ce que l'avenir nous réserve, savoir ce que l'on veut. Se donner la possibilité d'agir, selon ses pensées peut-être. Dire Fuck ! Un bon gros Fuck ! On en vit pas au jour le jour, on se projète dans un avenir accessible, un futur observable, imaginable, mais tellement inconnu. Est-ce que cela fait peur ? Merde j'ai un appart' !! J'sais pas...
Je sais pas ce qui m'attend, je sais pas l'avenir, juste envie de dire... Je veux choisir. Aujourd'hui la lune est pleine, et demain? Me lever tôt. Faire ce que j'ai à faire... Après tout. Et puis voilà, prévoir le lendemain. Toujours le même mode de penser. Je sais plus.
Vivre au jour le jour et faire marche arrière...
Si je faisais marche arrière...
Une chose se consume lentement, une chose reste incertaine dans cette cervelle molle... Et alors ?
Dire fuck !!
Je sais pas...
Si je ne faisais pas marche arrière ?
Un, deux ans... Je ne sais même plus, un film... Une musique, un souvenir, une pensée... La même qu'il y a si longtemps, toujours la même question, toujours aucune réponse. Parce que, je n'ai jamais su... Parce que peut-être je ne saurais jamais... -Peur-
Oui tu as peur ! Malheureux...
Tu vas rater ta vie ? Tu n'as aucun recul... Un tout petit peu. Et je pense à cela... Parce que je ne sais pas. un peu de recul, un peu d'air, prendre le temps, trop de temps est passé. Trop de temps à venir... Trop de temps perdu. Ou alors c'est moi qui suis perdu... J'ai tout perdu alors ? Mon temps, mon être, ce n'est pas grand chose en réalité... Toutes ces histoires de lampadaires... C'est presque risible... Comme s'il n'y avait qu'une personne... L'idiot a encore perdu son temps ? Non... Juste que l'idiot a perdu, ce qu'il n'a jamais trouvé. L'idiot n'a jamais rien trouvé, il passe son temps à chercher, à hésiter... L'idiot a en réalité déjà tout perdu. L'idiot est reclus. Reclus sur lui même parce qu'il est idiot, qu'il croit qu'il va trouver ses réponses... Les réponses sont des les yeux du voisin n'est-ce pas ? La grande ours...
Oublions la grande ours...
Je m'engage, plus j'avance et plus je crains... Je suis tellement craintif, tellement peu inoffensif. Paradoxe. une grossière erreur de casting... Que fais-je ici ? Pourquoi moi ? Questions philosophiques... Pas de places. Trop de monde dans ce putain de bus. Et tu penses au temps où tu voulais être quelqu'un d'autre, parce que la vie des autres à l'air si facile... Est-ce que j'avais raison ? Longues réponses... Pourquoi ces tortures d'esprits ? Pourquoi est-ce humain d'être con ? Pourquoi est-ce inhumain d'être con comme moi ? Pourquoi... Trop de pourquoi... Je radote putain !
Et j'avance pas...
On est ce que l'on fait. Elle avait l'air d'une chamane un peu folle, pourquoi j'ai dit ça ? Pourquoi... Trop de pourquoi... Comprendre le début pour suivre la suite, pour fuir au final, parce que je ne suis rien, parce que je ne fais rien... Parce que voilà, je n'ai jamais été quelqu'un en somme. Une grosse addition de zéros, tous plus zéros que les autres... J'ai manqué quelque chose ? Ma vie... Regardons dans le rétro... Une nuit, je m'en souviens, cette rue, une insomnie coriace, une photo, sans raison, et puis... Rien ! Un grand moment de solitude, parce que j'y tiens à celle là, je ne la supporte pas. Mais je préfère ça, alors j'écris, cette nuit là. Jusqu'à en avoir mal aux doigts. J'écris, je raconte ma vie, j'écris je ne raconte rien en clair, juste des pensées parce qu'il n'y a que ça... C'est comme si j'avais tout manqué et que je devais me racheter. Je me dois ça à moi-même... Je ne sais pas...
Trop de pourquoi, autant de je ne sais pas. J'hésite, putain vois les choses en face !! Depuis toujours tu n'es qu'une apparence, un truc qui agit comme on lui a appris... Un truc... Aucune personnalité... Rien, tout à disparu dans le vortex. Je n'ai pas touché le centre, je m'y suis perdu, il m'a éjecté sur ses extrémités, j'ai oublié le chemin... Je ne l'ai peut-être jamais connu... Trop de peut-être !
Peut-être que sans les peut-être, les pourquoi, les je ne sais pas... Peut-être pas. Je ne sais pas. Je ne sais même pas pourquoi...
Marre de relativiser !! Un peu de lucidité. On sait pas où on va, on sait pas ce qu'on fait, on sait pas qui on est... Et alors ? Et alors, on avance comme si de rien n'était... Pourquoi ? Parce qu'on y pense pas, on trouve le moyen de trouver la vie la plus tranquille, on se nuit, sans le savoir. On oublie, de penser aux sens de nos vies et pourquoi ? Parce qu'on est occupé à vivre au jour le jour, à penser au lendemain, mais demain?!! Qui on sera demain ? Putain l'exemple le plus frappant, les putains de hippies !! C'est les enfoirés qui dominent le monde aujourd'hui, une jeunesse oubliée... Des révolutionnaires qui pensaient à aujourd'hui, qui n'ont jamais su voir ce que leur réservait le lendemain, le courant s'est essoufflé, ni plus ni moins que comme une mode... On vit selon le monde, on choisit sa case, on s'y sent bien, on y reste... Et puis un jour, tout naturellement, on va voir dans la case juste d'à côté, c'est couvert de coton rose et de pétales de fleurs et il y a marqué BONHEUR... On y croit...
Je me hais...
Je ne me supporte pas.
Je suis égocentrique.
Je suis misanthrope.
Que sais-je encore ?
Et je fais la morale...
Paradoxal n'est-ce pas ?
Oublions la suite, attendons la fuite...


